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L'époque agro-pastorale

Photo Félix Arnaudin

Un territoire occupé dès l'âge du bronze, du 16 au 17e siècle avant JC ; les Landes tiennent leur nom de leur paysage originel : un immense plateau sableux et marécageux, où poussent herbes basses et ajoncs. Quelques zones (environ 200 000 ha) sont boisées de pins maritime, espèce endémique, mais ceci ne représente qu'une faible partie du territoire. Le système économique est alors basé sur l'agro-pastoralisme.

Les troupeaux de moutons sont utilisés pour produire du fumier destiné à enrichir le sol trop pauvre pour un rendement naturel. D'ailleurs la pauvreté de la végétation ne nourri qu'un seul mouton à l'hectare. Le principe du rendement est donc basé sur la grande surface du plateau landais; les troupeaux ont besoin de beaucoup se déplacer pour se nourrir. Cette particularité a engendré le berger sur échasses, dont l'utilité est de maintenir le berger au sec et de lui permettre de faire de longues distances plus facilement. C'est aussi l'origine de la coutume du "libre parcours" encore bien vivace : dans les Landes point de clôtures ni de barrières !

Grâce au fumier des troupeaux, les cultures de millet et de seigle, céréales de base pour le pain, sont ainsi faites de façon intensive, sans jachère. Ces productions sont complétées par la culture du chanvre pour le tissage, l'apiculture, la vigne et quelques cochons, volailles et parfois des vaches, tout ceci à destination presque exclusive de l'auto-suffisance.

La structure sociale est organisée en quartiers, très éloignés les uns des autres. "L'airial" est composé de quelques familles, selon une hiérarchie sociale bien définie (le maistre, le brassier, le meunier, etc..). Il est situé près d'un cours d'eau, non pas pour s'approvisionner en eau potable comme ailleurs, mais pour au contraire être situé sur un sol bien drainé, à l'écart des marécages de la lande. Ainsi l'airial profite de la fertilisation des feuillus (chênes, châtaigniers) et de la présence humaine. Juste avant le boisement industriel, des rapporteurs ont décrit certains airials comme des "oasis de richesse", avec potager et arbres fruitiers, parmi le désert de la lande.

Cependant ces airials sont éloignés des chemins empruntés par les voyageurs qui traversent en ligne droite du nord au sud, pour notamment, se rendre à Compostelle. Les pèlerins ne rencontrent souvent que marécages, moustiques, malaria, paludisme et bandits de grand chemin. Ce qui a valu longtemps aux Landes la réputation de terre inhospitalière et sauvage.

C'est d'ailleurs le souhait d'assainir le plateau des landes, initié par des recherches dès le milieu du 18ème siècle, qui a mis fin au système agro-pastoral et aux immenses étendues de lande. La loi de Napoléon III du 19 juin 1857, impose, entre autre, aux propriétaires de "rentabiliser les sols par la plantation". Ils choisirent le pin maritime, espèce déjà connue.

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